Cependant, il n’apparaît plus dans la littérature scientifique et médicale récente, et son usage est considéré comme une approximation ou une erreur de langage. Les classifications internationales, telles que le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) et la CIM-11 (Classification internationale des maladies), n’utilisent pas le terme « dys » mais définissent ces troubles de manière précise et opérationnelle.
Derrière ce terme populaire, on retrouve en réalité plusieurs catégories de troubles neurodéveloppementaux distincts :
Ces troubles sont reconnus comme des dysfonctionnements neurologiques du développement, apparaissant généralement dès l’enfance et pouvant avoir un impact sur les apprentissages et la vie quotidienne.
Ils sont distincts les uns des autres mais peuvent coexister, ce qui rend l’évaluation médicale et l’accompagnement spécialisés essentiels.
Les troubles spécifiques des apprentissages regroupent :
Ces troubles sont des altérations spécifiques et significatives de la lecture et de l’écriture, présentes dès les premiers apprentissages scolaires et liées à un fonctionnement neurologique particulier, et non à un manque d’intelligence ou d’effort.
Ces troubles apparaissent généralement dès le stade alphabétique de l’apprentissage de la lecture, puis persistent au stade orthographique, lorsque l’enfant devrait reconnaître visuellement les mots.
Ils peuvent être associés à d’autres difficultés : troubles du calcul, troubles de la coordination motrice (graphisme), troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Cette association peut aggraver les difficultés scolaires.
Manifestations fréquentes :
Les troubles spécifiques des apprentissages avec déficit du calcul est un trouble neurodéveloppemental spécifique qui affecte la capacité à comprendre, manipuler et utiliser les nombres. Elle ne résulte ni d’un manque d’effort, ni d’un déficit d’intelligence, ni d’un enseignement insuffisant : c’est une altération durable des mécanismes cognitifs impliqués dans le traitement numérique.
Sur le plan scientifique, elle touche à la fois :
Elle peut exister seule, mais elle est souvent associée à d’autres troubles neurodéveloppementaux : TDAH, troubles du langage oral ou écrit, troubles visuo-spatiaux, difficultés mnésiques, troubles exécutifs.
Manifestations fréquentes :
Les personnes concernées peuvent présenter :
Ces manifestations peuvent varier selon l’âge, le contexte scolaire et les capacités compensatoires.
Les troubles moteurs spécifiques sont des dysfonctionnements neurologiques du développement qui affectent la coordination, la planification et l’exécution des mouvements. Ces troubles apparaissent dès l’enfance et peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne et les apprentissages professionnels.
Ils regroupent trois grandes catégories :
Manifestations fréquentes :
Difficultés dans les tâches nécessitant une motricité fine :
Difficultés dans les tâches nécessitant une organisation spatiale :
Lenteur et fatigabilité dans les tâches nécessitant planification et coordination :
Difficultés dans les métiers nécessitant des gestes techniques :
Difficultés dans la gestion de l’information visuelle :
Les troubles de la parole, du langage oral et de la communication font partie des troubles du neurodéveloppement. Ils sont définis et reconnus par les classifications médicales internationales de référence que sont le DSM-5-TR (American Psychiatric Association) et la CIM-11 (Organisation mondiale de la santé).
Ces troubles correspondent à des difficultés durables dans l’acquisition, la compréhension, la production ou l’utilisation du langage et de la communication, qui ne s’expliquent ni par un déficit intellectuel, ni par un manque de stimulation, ni par un trouble sensoriel non compensé.
Ils reflètent un fonctionnement neurologique spécifique, présent dès le développement précoce, même si ses manifestations peuvent évoluer avec l’âge.
Les principales catégories reconnues par le DSM-5-TR et la CIM-11 :
Les classifications distinguent plusieurs types de troubles, qui peuvent exister isolément ou être associés.
Critères diagnostiques communs :
Selon le DSM-5-TR et la CIM-11, le diagnostic repose sur plusieurs critères essentiels :
Répercussions possibles dans la sphère professionnelle :
Ces répercussions varient fortement selon les individus, les postes occupés et les environnements de travail. Elles ne concernent pas systématiquement toutes les personnes présentant ces troubles.
Communication orale et réunions :
Compréhension des consignes et des échanges implicites :
Interaction et communication professionnelle :
Ces situations ne remettent pas en cause les compétences professionnelles, mais peuvent être liées à un décalage entre le mode de communication attendu et le fonctionnement du collaborateur.
Les troubles de la parole, du langage oral et de la communication sont des troubles neurodéveloppementaux reconnus médicalement. Un diagnostic ne définit pas une personne : il permet de mieux comprendre son fonctionnement et d’adapter l’environnement professionnel, notamment en clarifiant les consignes, en structurant la communication et en diversifiant les modes d’échange.